Traces glaciaires

Stries glaciaires

 

"Incision longue (quelques décimètres à plusieurs mètres) et étroite dans la roche d'un lit glaciaire, due au frottement d'un bloc enchâssé dans la glace en mouvement".

 

 
Stries dans les environs du Chapeau.

 

Les blocs de roche contenus dans la glace, ici du granite, rayent la surface du soubassement rocheux (gneiss). Ces stries indiquent le sens d'écoulement du glacier, subhorizontal dans ce cas (malgré sa forte hauteur par rapport au fond de vallée : 150 m environ) et en direction du lointain.

 


Exemple de contact roche (gneiss) et glace, ici sous le glacier des Bossons.

 

On peut observer ici un caillou (15 cm ~) enchâssé dans la glace et qui était en frottement sur la roche juste 1 m auparavant. Le frottement de la glace reste quand même limité, le bloc s'enfonçant en priorité dans la glace (fluide visqueux), plutôt que dans le substratum évidemment!
Cécile GODON l'a parfaitement étudié dans sa thèse de 2013 : "L’érosion dans les environnements glaciaires : exemple du glacier des Bossons (Massif du Mont-Blanc, Haute-Savoie, France)". En résumé, à l'échelle du bassin versant d'un glacier, l'érosion est de l'ordre de 0,03 à 0,55 mm par an (glace froide / glace tempérée), soit 3-4 m par glaciation environ (110.000 ans). On est bien loin des glaciers formateurs de vallées!

 

 

 

 

 

 

Cannelure

 

"Rainure, sillon profond de forme généralement régulière creusé à la surface d'une roche."

 

 


Cannelure, secteur du Cornu.

 

 


"Grande vague" - secteur du Cornu.

 

 

 

 

 

Roches polies

 

 
Le secteur du Chapeau montre de remarquables roches polies.