Béton glaciaire (Armencette - Les Contamines-Montjoie).

Avec la fonte accélérée des glaciers par ces temps de réchauffement climatique, la glace laisse apparaître de curieuses formations sur les roches moutonnées au front des glaciers. Cette sorte de "béton" recouvre toutes les parties en saillie du soubassement rocheux. Il s'agit sans doute de farine glaciaire compactée, qui s'accumule en fines couches au fil du temps. En général, elles forment des surfaces plutôt planes en moulant la roche, mais ici elles arborent de jolies cannelures à l'instar d'un paysage karstique, comme sur le massif de Platé par exemple.
Un test rapide à l'acide, suivi d'une bonne effervescence, montre que cet enduit est en effet en partie carbonatée.

 


Vue rapprochée.

 

 


 


La faille du col des Ecandies (Trient - VS - CH).

Une magnifique faille découpe le granite du Mont-Blanc au niveau du col des Ecandies (sans doute l'une des plus belles failles des Alpes!).
Le granite au contact de la faille est fortement fracturé et rubéfié (granite rose!), ce qui est sans doute dû à la circulation de fluides hydrothermaux, chargés en fer, lors de son fonctionnement. La faille en elle-même est marquée par une salbande argileuse jaune-vert de 1 cm environ. Une bande de granite pulvérisé et réduit à l'état de gravier est en place en dessous de la faille, sur 3-4 m d'épaisseur environ (bande jaune sur photo explicative).
A noter qu'en amont, le granite est disséqué en plusieurs niveaux compacts séparés par des cassures.


Vue rapprochée (couleurs accentuées pour faire ressortir les zones).

 

 


 

L'enclave du Doigt de l'Etala.

Une immense enclave noire (décamétrique?) est visible au sein du granite du Mont-Blanc, en pied de paroi du Doigt de l'Etala
(secteur M/Charmoz).

 

 


 

Micro-réseau karstique dans le massif du Mont-Blanc.

Il s'agit d'une dissolution d'un filon de marbre anciennement sous le glacier des Rognons (secteur des Grands-Montets).

 

 


 

 

Pli couché dans les grès viséens des Gures.

Le fameux pli visible à gauche de la route Blanche, dans le virage juste après le viaduc des Egratz, sur la voie montante.

 

 


 

 

Plis ptygmatiques dans du gneiss.

Il s'agit d'un filon de quartz qui a été plissé durant une phase ductile de la roche encaissante.

 

 


 

 

  

Cheminée de Fée au-dessus de St-Gervais-les-Bains (massif des Aiguilles-Rouges).

    Lors du retrait du glacier de l'Arve (présence de blocs erratiques de granite du Mt-Blanc), l'érosion a dégagé en partie sa moraine latérale. Le gros bloc posé au-dessus protège ainsi les matériaux sablo-caillouteux en-dessous, créant une colonne.

     

 


 

 


Photo sensible à la souris

Affleurement de grès triasique sur le granite des Houches (route de Vaudagne, massif des Aiguilles-Rouges).

Il est à noter que le grès moule superbement les aspérités de l'ancien substratum granitique.

 

 


 

La faille de La Joux à la plaque Bellin (massif des Aiguilles-Rouges)
ou "Borne aux Fées" ou "cheminée des Fées".

    Il s'agit d'une fissure dans le poudingue westphalien de La Joux. L'ensemble de l'affleurement est très fracturé, peut-être par décompression post-glaciaire.

     

 


 

 


Photo sensible à la souris

La faille bifide du lac Cornu (massif des Aiguilles-Rouges) 

Un magnifique plan de faille double, visible en amont du lac Cornu, traverse le vallon de part en part et se poursuit jusqu'aux lacs Noirs. En première approche, il s'agirait d'une faille sénestre reprise en partie en "sackung", plan de faille normale récent (post-glaciaire) créé par décompression des versants des Aiguilles-Rouges après la fonte du glacier de l'Arve.

Voir aussi ici.

 

 


 

 

Le curieux dépôt bombé du col de Bel Lachat (massif des Aiguilles-Rouges).

Il s'agit d'une moraine würmienne de diffluence en direction de la vallée de la Diosaz, en lien avec le petit cordon morainique situé au-dessus du refuge de Bellachat. Le glacier würmien de l'Arve aurait donc atteint au minimum la cote 2270 à cet endroit.

Cordon morainique würmien de Bellachat.

 

 


 

 

Sommet du Belvédère (massif des Aiguilles-Rouges).

Il s'agit du plus impressionnant affleurement de roches sédimentaires du secteur, puisque perché à 2900 m d'altitude, au sommet du point culminant du massif des Aiguilles-Rouges.

On peut observer un fort épaississement de la couche de Trias vers l'Est conjugué avec, d'Ouest en Est, apparitions de plissotements puis de plis verticaux importants.

Des grès sont nettement visibles à la base de la séquence sédiementaire (sur lea gauche de la photo), au contact avec le socle gneissique.

 

Vue d'ensemble de la couverture sédimentaire du Belvédère.

 

 

 

 

 


 


Trouvé sur le glacier du Tacul en 2008....

Si jamais ce monsieur espagnol se reconnait (Eduardo Senante - 28/08/83 - Spagne), c'est moi qui ai son caillou...

Selon le flux de glace, il semblerait que le galet ait été jeté d'Helbronner ou depuis le télécabine de la Vallée Blanche...

 

 

 

 

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